L'atelier

Faire entrer le jardin dans la maison, sans le forcer.

Maison Garance est née d'un samedi de marché à Uzès, en 2018, et d'une envie : remettre la fleur de saison au centre — sans afféterie, sans calque parisien, sans demi-mesures.

Camille Vasseur

De l'édition parisienne à la place aux Herbes.

J'ai passé six ans à Paris comme assistante d'édition dans une petite maison de littérature, où j'ai surtout appris à relire, à choisir un papier, à respecter une intention. Quand j'ai compris que je passais mes pauses déjeuner chez les fleuristes du quartier plus que devant un manuscrit, j'ai pris la décision de bifurquer.

Formation au CFA de Romans-sur-Isère, diplôme en 2017. Deux stages décisifs : un à Lyon, chez une fleuriste qui m'a appris la discipline du geste ; un à Aix-en-Provence, où j'ai croisé pour la première fois les producteurs qui sont aujourd'hui mes partenaires les plus proches.

L'idée d'Uzès est arrivée par accident, un samedi de marché de septembre 2018, en visitant une amie. Six mois plus tard, je signais le bail du 12 place aux Herbes. Maison Garance ouvrait en mars 2019.

Camille en train d'installer une arche florale, sur une échelle, en plein travail face à un paysage
Camille à l'installation — pas de pose

Vision

Faire entrer le jardin dans la maison, sans le forcer.

Pas d'importation aérienne, pas de variétés hors saison. Ce qui pousse à 80 km de la boutique cette semaine-là, c'est ce qui entre dans les bouquets cette semaine-là. Le reste suit : le choix du papier, du contenant, du nœud, de la longueur des tiges. C'est la fleur qui décide ; je ne fais que mettre en forme.

Producteurs partenaires

Quatre fermes, à moins de quatre-vingts kilomètres.

Toute l'année, ce sont eux qui dictent le calendrier. Pivoines au printemps, dahlias jusqu'aux premières gelées, immortelles sèches en hiver. Ils me livrent ; je leur rends visite à chaque saison.

Roses de la Vallée

Saint-Quentin-la-Poterie

La famille Méric cultive depuis trois générations des roses anciennes en pleine terre — Pierre de Ronsard, Comtesse de Ségur, Reine des Violettes — et des pivoines en plein champ d'avril à juin. Pas de serre chauffée, pas de produit de synthèse. Quand la saison s'arrête, on attend.

Les Jardins de Mathilde

Lussan

Mathilde Sabatier s'est installée en 2019 sur deux hectares au-dessus de Lussan. Elle cultive en biodynamie des annuelles qui font l'identité de mes bouquets d'été : cosmos blancs et roses, dahlias en plus de quarante variétés, zinnias, scabieuses, ammis. Récolte le matin, livraison le matin.

La Ferme des Aromatiques

Aigaliers

Sur la garrigue, à vingt minutes d'Uzès, Marc et Soline produisent immortelles, lavandes papillon, statices et toutes les herbes méditerranéennes que j'utilise en feuillages : romarin en fleurs, sauge ananas, estragon. Une partie de leur récolte est séchée pour traverser l'hiver.

Pivoines du Bosquet

Saint-Hippolyte-du-Fort

La seule entorse à mes 80 kilomètres : ils sont à 90, je triche un peu. Léa et Jonas se sont spécialisés dans les pivoines (treize variétés en pleine terre) et les renoncules en serre froide pour la fin de l'hiver. C'est leur récolte qui ouvre toujours la saison des mariages.

Ce qui suit

Vous voulez voir ce que ça donne en fleurs ?

Une galerie organisée en trois familles : bouquets, compositions de table, mariages.

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